Qui sommes nous

  • L'association Orthe Emoi est une association qui s'est donnée pour objet de " créer, organiser et promouvoir des activités et des manifestations pluriculturelles participant à la mise en valeur du patrimoine et de l'histoire du Pays d'Orthe ". Son action s'est déjà concrétisée sous la forme d'un spectacle historique joué en août 2004 à Hastingues. Pour cette seconde édition, le site choisi est celui de l'ancienne abbaye bénédictine Notre Dame de Cagnotte.

E finita la comedia...

Voilà, c'est fini. Difficile de retomber brutalement dans le quotidien après une semaine aussi intense où toute notre énergie était mobilisée vers un seul but : la réussite et la perfection.

Le spectacle « Au fil de l'Orthe : Notre Dame de Corheta » a eu lieu et tout s'est bien passé. Le temps était beau, bien qu'un peu frais en soirée et les spectateurs sont venus. Nous les aurions préférés plus nombreux mais environ 1500 personnes  sur les 3 soirs ont assisté au spectacle et l'ont en général beaucoup apprécié. Pourquoi pas plus ? Nous ne le saurons jamais. La communication était très importante et passait par  tous les médias. Alors pourquoi ? C'est la glorieuse incertitude d'un spectacle...

La technique a été irréprochable et les artifices somptueux. Quant aux figurants, ils ont tenu leurs rôles à la perfection, un peu plus décontractés chaque soir. On a quand même eu des sueurs froides en trouvant une chèvre attachée aux barrières protégeant les bombes des artificiers, râlé en voyant un pompier traverser la scène et rigolé en découvrant un pèlerin de Compostelle avec son badge au cou à la place de la coquille mais dans l'ensemble, pas d'incident majeur.

Lundi,  à 18 heures,  après une journée harassante de rangement et nettoyage, la place du village était toute vide et nette comme si rien ne s'était passé.

A ce même moment, les fous d'Orthe Emoi étaient sur les rotules mais ravis tandis que dans leur tête s'insinuait tout doucement l'idée du prochain spectacle. Un espion aurait même pu les surprendre en train de débattre au sujet du prochain village du pays d'Orthe où dans deux ans ils transporteront leur machine à rêver...

Adishatz.

    Claude

   

Cher public...nous t'attendons !

On croyait que le mois de juillet passait tranquillement avec ses après-midi accablés de chaleur... On croyait qu'on avait le temps de terminer peinture, couture et autre bricolage...

Dsc00366_1 Et puis, tout à coup le temps s'accélère ! Non J – 3 ? Ce n'est pas possible ! Déjà ! Le premier week-end d'août c'est le prochain... NON ???

Et pourtant c'est vrai : Pour les fous d'Orthe Emoi, tous ces mois de travail à cogiter, imaginer, rechercher, écrire, écouter, choisir, grelotter, arpenter, calculer, discuter, argumenter, détailler, lister, distribuer, bricoler, entreposer, transpirer...- tous ces mois de travail disais-je – aboutissent dans trois jours à un spectacle bien construit et peaufiné dans ses moindres détails.

Mais cependant l'angoisse monte d'un cran. Le public sera-t-il au rendez-vous ? Fera-t-il beau ?... A ces questions, impossible de répondre. Sommes-nous prêts ? ...à cette question on ne peut que répondre OUI ! On est fous mais quand même...un texte fort, de belles images, une bonne mise en scène, le tout servi par une technique irréprochable : ça doit fonctionner.

Lundi 31 juillet, répétition en costumes. C'est fou comme l'habit transforme les gens et les scènes. Les cro-magnon ont vraiment l'air sauvage, les vikings ont vraiment l'air méchant, les moines ont (presque) l'air pieux. Lou Garcie sur son lit de mort ne va-t-il pas vraiment trépasser ? Ces brigands ne pillent-ils pas réellement l'église ? Ces villageois vaquant à leurs activités sur la place semblent sortis d'un tableau de Millet. Et cette jolie petite mariée du début du siècle qui sort de l'église, c'est peut-être mon arrière grand-tante...

Mardi 1er août, nouvelle répétition en costumes, histoire de rentrer un peu plus dans la peau des personnages. On voit tous les détails qui clochent : ces tennis sous la robe de bure, « ça le fait pas ».

Les costumiers, à l'oeil exercé ont changé quelques détails

Dsc00371Mercredi, on laisse les figurants tranquilles. Juste une petite réunion pour nous, dernière «  check list » de l'organisation avec les nombreux bénévoles qui nous assistent, qui aux caisses, qui à la buvette, qui au placement.

Pendant ces journées, les gros bras (qui sont aussi des têtes pensantes) s'activent aux gros oeuvre : monter la tour régie, tirer des câbles, et bien sûr -cerise sur le gâteau- jouer au puzzle en montant les gradins.

Tout sera bien en place pour la répétition générale de jeudi soir qui se fait bien sûr dans les conditions réelles du spectacle à 22 h 30.

Après ça, juste la nuit de jeudi à vendredi pour faire les derniers réglages techniques et voilà, le tour est joué : ON EST PRETS !

Cher public...nous t'attendons !!!

            Claude

   


Une bonne organisation, c'est indispensable

Ouh là ! Comme çà passe vite !

Dire que dans une semaine aujourd'hui, les spectateurs seront là, les figurants sur la piste en habits de lumière !!! Surtout ne rien oublier, penser à tous les petits détails qui, ajoutés les uns aux autres forment un grand tout.

L'organisation, en quoi cela consiste exactement.

Bien sûr, il y a le déroulement du spectacle en lui même, la partie émergée de l'iceberg comme je l'appelle. Mais l'autre partie, immergée celle là, vous savez, celle que l'on ne voit pas et qui pourtant est la plus importante, parlons en un petit peu.

Je vous ai évoqué dernièrement toute la préparation artistique du spectacle, mais je ne peux passer sous silence l'ensemble du hors spectacle, cette chaîne dont le dernier maillon est d'accueillir les spectateurs, de leur vendre une place, leur présenter le programme et même pour cette année, leur servir un repas pour ce qui en feront la demande. Quelque chose de convivial, comme nous essayons de l'être dans le Sud Ouest. L'ensemble de cette partie, nous le rassemblons sous le terme assez vaste d'organisation.

Ah !! Raphaël et sa mobylette !

L'organisation forme une commission placée sous la responsabilité de Raphaël. Personne parmi nous n'a oublié lors de l'édition 2004 sa vieille mobylette que l'on dirait sortie des années 60, avec laquelle il faisait le tour du village d'Hastingues pour se rendre sur les divers points de contrôles et d'accès, afin de voir si tout se déroulait normalement.

L'organisation comprend aussi bien les autorisations demandées pour tirer les feux d'artifices par exemple, la mise en place des caisses, la surveillance des tous les autres points d'accès possibles, ou encore le montage des gradins et de la tour régie ainsi que dix mille petits détails de ce genre.

Le travail y est considérable. Au cours de chaque répétition artistique, Raphaël est présent sur le site et il détaille minutieusement chaque lieu et chaque geste des figurants, tous les accessoires susceptibles de gêner un accès ou de blesser quelqu'un, afin de prévenir tout risque éventuel.

Avec une cinquantaine de bénévoles

Nous avons donc demandé à une cinquantaine de personnes toutes bénévoles, de travailler avec nous, chaque soir du spectacle en leur expliquant exactement en quoi consistera leur rôle. Effectuer un bon planning, être clair avec chacun, diplomate afin de prévenir tout problème ou tension et le régler très rapidement, faire preuve d'attention à l'égard de ces gens en n'oubliant jamais qu'ils sont tous bénévoles, telle est à peu près la recette d'une organisation réussie.

Stress grandissant

Pour nous, le stress montera encore d'un cran, lorsque mercredi, après avoir monté les gradins, nous les réunirons tous, puis lorsque les pompiers nous donnerons ou non l'autorisation de tirer les feux d'artifice. En cette période de canicule, on ne sait jamais. Et il sera à son paroxysme lorsque jeudi après-midi, la commission sécurité composée des pompiers, de la gendarmerie et d'un membre de la sous-préfecture, convoquée par le maire de Cagnotte, Pierre Lescoute, seul maître dans sa commune, examinera minutieusement le site. C'est elle et elle seule qui donnera son aval pour la bonne tenue du spectacle. Dans le cas contraire ... on n'ose pas y penser.

Mais rassurez-vous et rassurons-nous. Tout a été prévu pour que la manifestation se déroule le plus normalement du monde. Nous ne laissons rien au hasard, ou en tout cas, le moins de choses possibles. Alors nous vous donnons rendez-vous sur les lieux de notre spectacle. Vous entendrez l'âme d'Orthe vous chuchoter à l'oreille quelques siècles de son histoire. Des moments que nous vous narrerons ici, pour ceux qui n'ont pas pu se déplacer, ainsi que les dernières heures de préparation !!

                                                                                       Stéphane

Actus : Informations pratiques

  • Les dates

Le vendredi 4 Août 2006 à 22h30.
Le samedi  5 Août 2006 à 22h30.
Le dimanche 6 Août 2006 à 22h30.

  • le plan d'accés

Plan

  • les tarifs
adultes : 12 euros
enfants < 12 ans : 6 euros
(Frais de billeterie si réservation par l'OT : + 0,50 € / billet)
  • enseignements et vente de billets

Office de tourisme de Peyrehorade
Téléphone : 05 58 73 00 52


				

Le Saint Denis du Pays d'Orthe en lumière !!

La préparation du spectacle est dans sa dernière phase, dernière ligne droite. Près de deux ans de  travail sur tous les fronts, deux ans qui peuvent paraître bien long et qui pourtant arrivent si vite !

Alors, serons nous prêts ? Oui bien sûr. Depuis un mois et demi maintenant, les répétitions battent leur plein. Deux fois par semaine, nos quelques 180 figurants se retrouvent à Cagnotte, devant l’église, site d’une ancienne abbaye célèbre, dans laquelle on découvrit la sépulture de nos vicomtes. Le Saint Denis du Pays d’Orthe en quelque sorte.

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Mais avant d’en arriver là, bien des phases se sont déroulées, selon un planning bien orchestré par notre maître d’œuvre, Jérôme.

Après la réussite de l’édition 2004, l’association ne s’est pas reposée longtemps et encore moins endormie sur ses lauriers. Nous avons recherché un site pour ce spectacle, en visitant une grande partie des communes qui compose le canton. Les maires nous ont réservé le meilleur accueil qui soit et notre choix s’est donc porté sur Cagnotte.

Puis Marc s’est imprégné des lieux, des recherches historiques ont été faites par les membres d’une commission artistique étoffée. Comme pour le spectacle 2004, Marc a écrit le scénario à l’hiver 2005, puis ce dernier avalisé, nous avons recherché des musiques pour la bande son, composée pour l’essentiel d’extraits de bandes originales de films. Ensuite nous avons greffé les voix, enregistrées les unes après les autres. Grâce au concours de Sébastien, notre webmaster, nous avons utilisé un logiciel très performant pour caler les bonnes voix sur les musiques adéquates. Mettre la bande son dans le bon ordre. Un gros travail de patience, indispensable pour poursuivre le projet. Un travail de bénédictin également, c’est le cas de le dire !

C’est une fois ce premier travail de fond effectué que la commission artistique a pu se mettre en ordre de marche, étoffée je vous l’ai dit. Elle s’est beaucoup féminisée car les Marie, Jérôme, Bernard, Marc, Denis, Gérard, Pierre ont été rejoints par Heidi, Anne-Esther, Cathy, Marie-France, Claude, Louise et Dominique.  Ces gens là n’ont pas hésité à braver le froid de l’hiver dernier, et Dieu sait s’il fut vif. Ils ont bravé les gelées tous les jeudis soir pour certains, devant l’église, avec pour seul petit abri le lavoir, afin d’effectuer le travail de mise en scène.

C’est donc au cours de l’hiver que le spectacle a vraiment pris corps, découpé en tableaux et en scènes, se dessinant un peu mieux chaque jeudi. Puis les prestataires de services nous ont rejoint pour la technique, les artifices auxquels nous ajoutons une touche d’effets spéciaux.

Il s’est ensuite agi de donner notre scénario à ces professionnels en leur précisant exactement ce que l’on attend d’eux. Puis nous avons lancé le recrutement des figurants, réunis début juin et répétant chaque mardi et chaque jeudi.

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Peu à peu le spectacle prend corps. Chaque répétition fait l’objet de l’arrivée de nouveaux accessoires, décors et animaux, dessinant toujours plus précisément les contours de ce deuxième volet d’Au fil de l’Orthe. Il ne reste plus que les costumes amenés ou créés par Guy et Jackie, ainsi que par des bénévoles à l’âme de couturières !!

Et dans une dizaine de jours, les projecteurs s’allumeront pour faire revivre enfin l’âme d’Orthe !!

                                              Stéphane

Actus : ORTHE- EDEN

J’ai rêvé cette nuit qu’on me disait « dehors !... ».

J’arrivais au Paradis et Dieu me demandait ce que je pouvais mettre en balance avec ma vie dissolue. Alors, j’ai jeté sur le plateau, à droite de la balance : « Orthe-Emoi ».

Un jour un Orthémiste  s’approche de moi l’air enfariné comme un boulanger de Pagnol et la voix sucré comme un pâtissier Viennois, et voici ce qu’il me dit :

« - Panique sur le calme territoire des distractions populaires !... magie, stars, explorations et quincaillerie, Orthe-Emoi défend d’interdire !... »

Bref, pain, amour et fusées pour tout le monde au Pays d’ Orthe…

Effectivement, déçus, dégoutés, fous de rage, nous l’avons tous été à cause de quelqu’un que nous avons adoré, admiré, et qui nous a trahis. MAIS, tandis que nous regardions ailleurs, Big Bang !!, la lumière s’est allumée : une superbe petite planète complète avec sa faune, sa flore, ses habitants. On l’appelle « Orthe-Emoi ».

Du coup, chaque matin, entre extase et sommeil, insomnie fièvreuse et haleine explosive, je cours rejoindre les serviteurs de la « Machine à Rêver ».

P.S  ( et en plus à Orthe-Emoi ils savent parfaitement où ils vont, ce qu’ils font, et pourquoi ils le font : POUR VOUS !...)

 

Dominique Dupré

Socrate

Parrainage de choix

Si en 2004 nous avions un parrainage de choix avec Sylvie Licard, celle-ci reste la marraine de cœur de l’association. Sylvie est une personnalité régionale passionnée d’histoire et de culture locale, dont elle sait mettre en exergue toute la richesse avec un talent certain. Elle a signé d’excellents films-documents sur les traditions de nos pays.

Cette année, le spectacle se déroulant à Cagnotte, petite cité au passé historique important, nous avons le privilège d’avoir pour parrain, Alain Dutournier. Après s’être imposé parmi les plus grands cuisiniers de l’Hexagone, il est assurément un des chefs landais les plus connus. Patron du prestigieux restaurant parisien Le Carré des Feuillants, à deux pas de la place Vendôme et comptant deux étoiles au Michelin, il possède également dans notre belle capitale, le Trou Gascon et son petit dernier, Le Pinxo.

Alain

Né à Cagnotte où il retourne régulièrement, il a le bon sens de la terre et de notre terre qu’il n’a jamais oubliée bien au contraire ! Il sait la mettre en valeur dès que l’occasion se présente. Séduit par la réussite et le charme de notre coup d’essai il y a deux ans, nous lui avons demandé de nous suivre dans cette nouvelle aventure ; ce qu’il a accepté de bon cœur.

De plus, il a su se rendre disponible et à notre écoute tout au long de cette préparation. Il nous concocte une petite surprise pour le spectacle !

                                                                                                            Stéphane

L'importance de bien communiquer

Oui, tout a été un peu plus simple quand même. Enfin, il restait tout à faire. Nous n’avions que peu ou pas du tout d’expérience de l’organisation de ces événements. Nous l’avons donc préparé comme nous le sentions. Le groupe de départ s’est étoffé afin d'organiser ce premier spectacle. Hélène par exemple nous a rejoint. Elle, c’est "Madame communication", une vraie professionnelle qui s’est mise à notre service et notre portée, intéressée par l’aventure. Une grande chance pour notre asso car elle nous a appris à organiser notre campagne de communication, un outil très important en ce début de XXIème siècle, dont nous n’avions qu’une vague idée.
Personnellement sur ce plan là, et je ne suis pas le seul, j’ai beaucoup appris : comment faire parler de nous, présenter et annoncer l’événement ? Quels supports choisir ? Et surtout, surtout, un mot d'ordre : faire rentrer de l’argent, beaucoup d’argent, grâce à des publicités évidemment, avant de pouvoir compter sur les recettes de la billetterie les jours de spectacle. Voilà le travail qui nous attendait en commission communication.

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Nous avons appris pour la plupart ce qu’étaient des annonceurs, des partenaires d’un événement, les avons touchés de près, puisque c’est nous qui les avons démarchés, après avoir défini des tarifs et des surfaces d’exposition. Rien d’évident dans ce travail inconnu pour la grande majorité d’entre nous, rien d’insurmontable non plus à réaliser. Il a simplement fallu se prendre par la main, faire des équipes, aller frapper aux portes. Nous avons commencé par préparer des dossiers pour vanter nos mérites auprès de grandes entreprises, des institutionnels tel que le Conseil Général des Landes qui s’est ajouté à la Communauté de Communes. Les partenaires sont ceux qui paraissent sur tous les supports de communication, que ce soit les dépliants à deux faces, les sets de table, les affiches, mais aussi dans la presse locale lorsqu’elle annonce notre événement, en donnant une somme conséquente. Certains ont continué à nous faire confiance pour cette année, leur logo apparaît sur notre site. Notre spectacle étant avant tout un événement local, le gros travail a été de solliciter l'ensemble des artisans et commerçants des environs, ceux qui créent le tissu économique local. Ils nous ont réservés un accueil favorable, ont été réceptifs à l’organisation d’une telle manifestation, pas si commune. La plupart d’entre-eux nous ont suivis. De toute manière, sans eux, rien n’aurait pu se réaliser.

Ce travail énorme avait en bout de chaîne Marie, notre trésorière qui enregistrait l’avancement de la vente des supports, faisant des points réguliers sur les espaces vendus et restants et encaissait bien évidemment l'argent récolté. Marie a été parfaitement relayée cette année par Louise qui lui a succédé sur le poste.

Enfin, Hélène, mais aussi Jean-Claude ont fait ce qu’il fallait auprès de la presse pour faire parler de nous.

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Ainsi, nous avons pu nous consacrer à la partie artistique avec Pierre, Marc, Bernard, Denis, Mireille, Hélène, Alain, Gérard et tous ceux qui nous ont rejoint, autour de Jérôme. L’argent du démarchage rentrant dans nos caisses, nous étions beaucoup plus à l’aise pour travailler dans de bonnes conditions.

                                                                                                                                    Stéphane

Actus: Quelques nouvelles...

Depuis la première répétition les choses ont avancé. Lentement mais sûrement les scènes se mettent en place. Les figurants, grâce aux accessoires, se sentent mieux en situation et jouent leurs rôles de façon plus naturelle.

Jeudi dernier les cavaliers et leurs chevaux sont venus une première fois prendre leurs marques sur l'espace scénique. Ils rendent les scènes encore plus vivantes et réalistes.

Mardi, les costumiers étaient là avec des dizaines de costumes à faire essayer. Les hommes comme les femmes s'amusent à se métamorphoser sous les magnifiques tissus chamarés.

Pendant ce temps certains passent encore du temps à fabriquer, coudre, coller toutes sortes d'accessoires.

Avez-vous déjà façonné une cloche en papier mâché,  déchiré des robes en fausse fourrure ou passé dans la boue les tuniques tout juste coupées ? Moi, oui, pour Orthe Emoi, je m'amuse à faire ce genre de chose...

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Historique: Un premier report

Initialement, notre spectacle je vous l’ai dit est prévu pour l’été 2003. Cet objectif, nous nous le sommes fixés dès le départ et ce pour deux raisons : notre scénario est ficelé et nous en avons assez de tergiverser, nous ne voulons plus perdre de temps.
Malheureusement une autre réalité nous rattrape, plus administrative … Nous sommes un collectif, il faut vite se constituer en association loi 1901 et il nous faut ficeler un budget d’urgence. Ficeler, je crois que c’est le mot !!!départ des Pèlerins pour Saint Jacques de Compostelle

Notre principal soutien je vous l’ai dit est la Communauté de Communes. C’est donc d’abord devant eux qu’il faut présenter des chiffres un peu « bricolés » pour l’occasion. Je n’oublierai jamais le jour de cet oral où si j’avais pu me mettre sous la chaise, je l’aurais fait. Mireille n’en menait pas plus large que moi. On s’est fait « démonter » point par point notre budget et nos faibles arguments étaient aussitôt balayés d’un revers de la main. Bref, nous ne tenions pas la route pour 2003, c’est ce que l’on nous a fait comprendre. « Prenez une année supplémentaire, peaufinez votre projet, revoyez votre budget », voilà les conclusions que l’on nous a donné.
Si après une telle séance de torture, Mireille et moi avions compris la leçon, il restait à faire le plus difficile : convaincre le reste de l’équipe.
Là je m’en doutais un peu, le plus dur commençait pour nous, ou plutôt recommençait. Réunions tendus, voire houleuses, claquements de portes, mais il fallait bien se rendre à l’évidence, entre novembre 2002 et août 2003, nous n’avions pas le temps matériel pour monter le spectacle. Nous agissions dans l’urgence.

Un carrosse impérial dans le Pays d'Orthe ! Et à ce stade, je tiens à rendre hommage à tous nos membres qui ont accepté de revoir la copie. Pour les premiers, nous travaillions dans l’ombre depuis plus d’un an, sans la moindre éclaircie et on nous demandait de remettre nos perspectives d’une année, une éternité en somme.  Beaucoup auraient abandonnés, mais il fallait se persuader si on ne l’était pas que nous avions la foi en ce projet ancrée en nous.

Nous avons donc soufflé un peu, préparé la création de notre association. Plusieurs noms ont circulé, nous l’avons voulu en rapport avec notre canton, le Pays d’Orthe. Et voilà comment un vendredi soir de février 2003, devant une quarantaine de personnes qui ont répondu à notre association, nous avons fondé l’association Orthe Emoi, qui porte le spectacle Au Fil de l’Orthe. Marc qui en a écrit le scénario en est devenu le président, Marie la trésorière et moi le secrétaire.
Fort d’un parterre de personnes intéressées, nous nous sommes sentis encouragés pour vraiment poursuivre l’aventure et même disons le, la recommencer. Structurés, même si tout était à faire, tout serait quand même un peu plus simple.

                    Stéphane

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