Qui sommes nous

  • L'association Orthe Emoi est une association qui s'est donnée pour objet de " créer, organiser et promouvoir des activités et des manifestations pluriculturelles participant à la mise en valeur du patrimoine et de l'histoire du Pays d'Orthe ". Son action s'est déjà concrétisée sous la forme d'un spectacle historique joué en août 2004 à Hastingues. Pour cette seconde édition, le site choisi est celui de l'ancienne abbaye bénédictine Notre Dame de Cagnotte.

L'importance de bien communiquer

Oui, tout a été un peu plus simple quand même. Enfin, il restait tout à faire. Nous n’avions que peu ou pas du tout d’expérience de l’organisation de ces événements. Nous l’avons donc préparé comme nous le sentions. Le groupe de départ s’est étoffé afin d'organiser ce premier spectacle. Hélène par exemple nous a rejoint. Elle, c’est "Madame communication", une vraie professionnelle qui s’est mise à notre service et notre portée, intéressée par l’aventure. Une grande chance pour notre asso car elle nous a appris à organiser notre campagne de communication, un outil très important en ce début de XXIème siècle, dont nous n’avions qu’une vague idée.
Personnellement sur ce plan là, et je ne suis pas le seul, j’ai beaucoup appris : comment faire parler de nous, présenter et annoncer l’événement ? Quels supports choisir ? Et surtout, surtout, un mot d'ordre : faire rentrer de l’argent, beaucoup d’argent, grâce à des publicités évidemment, avant de pouvoir compter sur les recettes de la billetterie les jours de spectacle. Voilà le travail qui nous attendait en commission communication.

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Nous avons appris pour la plupart ce qu’étaient des annonceurs, des partenaires d’un événement, les avons touchés de près, puisque c’est nous qui les avons démarchés, après avoir défini des tarifs et des surfaces d’exposition. Rien d’évident dans ce travail inconnu pour la grande majorité d’entre nous, rien d’insurmontable non plus à réaliser. Il a simplement fallu se prendre par la main, faire des équipes, aller frapper aux portes. Nous avons commencé par préparer des dossiers pour vanter nos mérites auprès de grandes entreprises, des institutionnels tel que le Conseil Général des Landes qui s’est ajouté à la Communauté de Communes. Les partenaires sont ceux qui paraissent sur tous les supports de communication, que ce soit les dépliants à deux faces, les sets de table, les affiches, mais aussi dans la presse locale lorsqu’elle annonce notre événement, en donnant une somme conséquente. Certains ont continué à nous faire confiance pour cette année, leur logo apparaît sur notre site. Notre spectacle étant avant tout un événement local, le gros travail a été de solliciter l'ensemble des artisans et commerçants des environs, ceux qui créent le tissu économique local. Ils nous ont réservés un accueil favorable, ont été réceptifs à l’organisation d’une telle manifestation, pas si commune. La plupart d’entre-eux nous ont suivis. De toute manière, sans eux, rien n’aurait pu se réaliser.

Ce travail énorme avait en bout de chaîne Marie, notre trésorière qui enregistrait l’avancement de la vente des supports, faisant des points réguliers sur les espaces vendus et restants et encaissait bien évidemment l'argent récolté. Marie a été parfaitement relayée cette année par Louise qui lui a succédé sur le poste.

Enfin, Hélène, mais aussi Jean-Claude ont fait ce qu’il fallait auprès de la presse pour faire parler de nous.

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Ainsi, nous avons pu nous consacrer à la partie artistique avec Pierre, Marc, Bernard, Denis, Mireille, Hélène, Alain, Gérard et tous ceux qui nous ont rejoint, autour de Jérôme. L’argent du démarchage rentrant dans nos caisses, nous étions beaucoup plus à l’aise pour travailler dans de bonnes conditions.

                                                                                                                                    Stéphane

Historique: Un premier report

Initialement, notre spectacle je vous l’ai dit est prévu pour l’été 2003. Cet objectif, nous nous le sommes fixés dès le départ et ce pour deux raisons : notre scénario est ficelé et nous en avons assez de tergiverser, nous ne voulons plus perdre de temps.
Malheureusement une autre réalité nous rattrape, plus administrative … Nous sommes un collectif, il faut vite se constituer en association loi 1901 et il nous faut ficeler un budget d’urgence. Ficeler, je crois que c’est le mot !!!départ des Pèlerins pour Saint Jacques de Compostelle

Notre principal soutien je vous l’ai dit est la Communauté de Communes. C’est donc d’abord devant eux qu’il faut présenter des chiffres un peu « bricolés » pour l’occasion. Je n’oublierai jamais le jour de cet oral où si j’avais pu me mettre sous la chaise, je l’aurais fait. Mireille n’en menait pas plus large que moi. On s’est fait « démonter » point par point notre budget et nos faibles arguments étaient aussitôt balayés d’un revers de la main. Bref, nous ne tenions pas la route pour 2003, c’est ce que l’on nous a fait comprendre. « Prenez une année supplémentaire, peaufinez votre projet, revoyez votre budget », voilà les conclusions que l’on nous a donné.
Si après une telle séance de torture, Mireille et moi avions compris la leçon, il restait à faire le plus difficile : convaincre le reste de l’équipe.
Là je m’en doutais un peu, le plus dur commençait pour nous, ou plutôt recommençait. Réunions tendus, voire houleuses, claquements de portes, mais il fallait bien se rendre à l’évidence, entre novembre 2002 et août 2003, nous n’avions pas le temps matériel pour monter le spectacle. Nous agissions dans l’urgence.

Un carrosse impérial dans le Pays d'Orthe ! Et à ce stade, je tiens à rendre hommage à tous nos membres qui ont accepté de revoir la copie. Pour les premiers, nous travaillions dans l’ombre depuis plus d’un an, sans la moindre éclaircie et on nous demandait de remettre nos perspectives d’une année, une éternité en somme.  Beaucoup auraient abandonnés, mais il fallait se persuader si on ne l’était pas que nous avions la foi en ce projet ancrée en nous.

Nous avons donc soufflé un peu, préparé la création de notre association. Plusieurs noms ont circulé, nous l’avons voulu en rapport avec notre canton, le Pays d’Orthe. Et voilà comment un vendredi soir de février 2003, devant une quarantaine de personnes qui ont répondu à notre association, nous avons fondé l’association Orthe Emoi, qui porte le spectacle Au Fil de l’Orthe. Marc qui en a écrit le scénario en est devenu le président, Marie la trésorière et moi le secrétaire.
Fort d’un parterre de personnes intéressées, nous nous sommes sentis encouragés pour vraiment poursuivre l’aventure et même disons le, la recommencer. Structurés, même si tout était à faire, tout serait quand même un peu plus simple.

                    Stéphane

Historique: Un premier objectif : été 2003

Décisive vous dis-je. Nous sommes à Hastingues, dans les Landes, à la limite des Pyrénées-Atlantiques. Hastingues est une jolie bastide anglaise de 700 ans, assise sur un promontoire qui regarde vers le Gave ou plutôt les Gaves réunis 4-5 km en amont, à Peyrehorade et qui vont se jeter un peu plus loin dans l'Adour.

Mais ce qui nous intéresse en cette nuit froide est de boire quelque chose de chaud avant de ponctuer cette soirée difficile. Manque de chance, le Carcoilh (escargot en gascon), symbole de Hastingues, mais aussi nom du seul bar, et multiple rural que l'on trouve ici est fermé. Vraiment une sale soirée. Nous sommes donc sur cette place que vous pouvez admirer sur les photos, lorsque Jérôme s'exclame : "mais elle n'est pas si petite que cela cette place. Je suis sûr que l'on peut y mettre pas loin de 1000 spectateurs. Je vais faire passer un professionnel du montage de tribunes qui prendra les mesures". Pour info, Jérôme, enfant de Cagnotte où l'on se produit cette année a déjà mis sur pied des spectacles de ce genre sur sa commune. Il possède donc une expérience certaine que l'on vérifiera quelques jours plus tard.
Hubert qui mesure l'espace nous confirme ses dires. On peut accueillir jusqu'à 800 spectateurs assis ! Mais on n'en demandait pas tant ! Et c'est ainsi que tout s'éclaircit pour nous. Tous sommes séduits par le site, nous décidons d'en parler au maire de la commune pour accord. Adopté !

L'arrivée du premier soldat romain sur une terre vierge.   Un espace scénique idéal.

Nous sommes en 2002, nous n'avons aucune structure administrative, mais fort de notre foi en ce spectacle, nous prenons nos bâtons de pèlerin, c'est le cas de le dire ! et allons frapper à la porte de chaque maire du canton. Nous n'avons pour seul document qu'un mini-dossier de 4 pages qui présente les gros traits de notre projet. Ce n'est pas grand chose, mais sommes nous persuasifs ? En tout cas, tous sont d'accord pour nous soutenir. Et je peux le dire aujourd'hui, c'est dans cet acte que nous avons eu le nez creux. Les maires chez nous comme dans beaucoup d'endroits se réunissent dans le cadre d'une Communauté de Communes. C'est cette structure qui a été décisive dans le lancement de notre projet. Le président d'alors s'appelle Rémy Lacroix, et il est maire ... d'Hastingues. Comme cela tombe bien ! Cet appui de premier ordre nous facilitera bien des choses.

Nous recommençons à nous réunir plus régulièrement, et Marc arrive un jour avec un texte. Il nous le soumet pour approbation. C'est un bon début de scénario qu'il va poursuivre de semaine en semaine et que nous retravaillons ensemble. Et ainsi passe l'hiver, jusqu'au bouclage de ce scénario à la fin du mois de juin 2002. Là nous avons bien mérité de nous reposer, Marc surtout, afin de recharger les accus,  avant de rentrer dans le vif du sujet. La préparation du spectacle, pour l'été ... 2003. Un vrai poème !

                Stéphane.

Historique: Des débuts très timides et pour le moins marquants

Claude vous a esquissé  les coulisses de la préparation à moins de deux mois du spectacle. La pression monte !!
Img_0497 Cela me rappelle les dernières lignes droites de notre première. Eh oui, ce spectacle que nous préparons à Cagnotte cette année n’aurait sans doute pas vu le jour sans la ténacité d’une poignée de passionnés qui se réunirent dès l’hiver 2002 avec cette idée, mais avec leur seule bonne volonté : pas de scénario, ni même site. Il fallait être un peu fou, inconscient ? Peut-être faut-il une graine de folie pour mener à bien un tel projet. En gros il y avait tout à faire et quand aujourd’hui je regarde dans le rétroviseur, en me remémorant la superbe réussite de ces trois épisodes d’août 2004, je ne peux m’empêcher de penser aussi à ces réunions d’hiver squelettiques, le moral au fond des chaussettes, où l’on essayait tant bien que mal de se remonter le moral pour ne pas lâcher notre idée, notre rêve.
Et croyez moi, elle était belle cette idée et elle en valait la peine de se battre. Sur des valeurs de bénévolat, de camaraderie, devenue plus tard de l’amitié, nous nous sommes expliqués, engueulés parfois, normal. Chacun doit exposer sa vision des choses pour avancer. Les premières réunions, bonjour ! Rien ou pas grand chose à proposer, mais il y avait toujours au fond de chacun de nous cette lueur d’espoir, cette étincelle que l’on pouvait toujours lire dans les yeux de ces quelques pionniers.
Img_0589 Car il fallait bien faire quelque chose et pour être suivis, il nous fallait une base. Nous avons donc commencé par rechercher un site. On devait être au mois de février 2002, à Peyrehorade, notre capitale du Pays d’Orthe, répertoriant les sites possibles. Et puis Hélène dit, «je pense que le port d’Hastingues ferait l’affaire ». Tu parles, c’est bien trop petit pensais-je en moi même. On est d’Hastingues tous les deux pourtant.
Arrivés au port, l’impression se confirme, trop petit, aucun recul, et puis une départementale qui passe au milieu. Qu’est ce que vous voulez faire ?
« Bon on ne va pas s’en aller comme çà », dit l’un de nous. On devait être sept-huit ce soir là sur les coups de 22h. Et comme dans le Sud Ouest tout fini souvent autour d’un verre ! C’est l’idée  qui a été retenue. Une idée peut être pas géniale, mais décisive …

               Stéphane

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